Japan Expo 2018

 

Ah, la Japan Expo… Cela fait 5 ans que je n’y suis pas retournée, et c’était ma toute première fois. J’avais hâte de renouveler l’expérience, car j’avais été bluffée par la dimension gigantesque de l’événement. C’est donc un peu sur un coup de tête que j’ai voulu y aller cette année, un an après la Gamescom. Et cette fois, ce fut en tant qu’accréditée presse, donc avec un tout autre regard. Mais seulement sur un jour et demi. Il m’a donc fallu faire des choix et passer rapidement sur certains aspects de l’événement.

Pour moi, la Japan Expo c’est surtout l’occasion de retrouver des stands officiels d’éditeurs de mangas ou de jeux vidéo, chose qu’il n’y a pas ailleurs, en France tout du moins. C’est aussi le lieu pour découvrir un peu plus le Japon, la partie culturelle étant très développée. Et pour ce 19ème impact, du 6 au 10 juillet 2019, c’étaient les 160 ans des relations diplomatiques franco-japonaises qui étaient fêtés.

 

La culture japonaise

La Japan Expo, c’est avant tout la célébration de la culture japonaise en France. Et cela passe par toutes sortes de domaines. Les mangas et les jeux vidéo bien sûr, c’est ce qui vient naturellement quand on parle convention, mais aussi le tourisme, la musique, les arts martiaux, et bien d’autres choses encore. Le salon a lieu comme tous les ans au Parc des Expositions de Paris Villepinte, et prend 4 halls, pour une surface totale de 140 000 m². C’est énorme ! Le tout est divisé en secteurs, afin que chacun s’y retrouve, mais aussi que chacun puisse privilégier ses loisirs, sans avoir à parcourir de trop longues distances entre deux stands qui l’intéressent.

Dès l’entrée dans le premier hall, ce sont les mangas qui nous accueillent, avec la partie éditeurs, mais aussi les boutiques de goodies, peluches, DVD… Mais pour aller plus loin dans ce secteur, il faut s’éloigner du tapis central de couleur (qui permet de bien se repérer et d’atteindre les principaux autres axes), et se décaler sur le côté pour apercevoir deux expositions : « How to Make an Anime », et « Buichi Terasawa, aux frontières de l’imagination ». Je n’ai pu voir que la deuxième, et encore très rapidement, mais il s’agit de stands plus fermés, destinés à un public avide de connaissances, qui montrent le thème abordé plus en profondeur, et légèrement à l’écart du brouhaha ambiant du hall grâce aux multiples cloisons. A l’intérieur, plusieurs planches avec les explications de Terasawa-sensei lui-même sur la création d’un manga et le passage du manuscrit au numérique, le tout traduit en français bien évidemment. De nombreuses illustrations et des objets cultes complétaient le tout, pour un rendu très intéressant et très propre. Les photos étant interdites, je ne peux pas vous en proposer, il fallait être sur place pour en apprendre plus.

 

Japan Expo 2018 - buichi terasawa

 

Après les mangas, les bifurcations commencent, avec d’un côté les jeux vidéo et les grandes enseignes d’achat et un peu plus loin le village des créateurs (qui a vu venir une descente des fraudes avec plusieurs retraits d’articles), d’un autre la mode et la musique japonaises et coréennes, et entre les deux le tourisme et la culture. Je ne m’attarderai pas sur le côté mode et encore moins musique, j’ai passé très peu de temps au milieu de ces allées car je ne m’y intéresse pas beaucoup, mais les stands étaient nombreux, et il y avait le choix pour tous ceux qui le voulaient. Par contre je suis allée voir un peu plus en détails le tourisme, moi qui m’y intéresse beaucoup et qui rêve de partir au Japon ! Selon les stands, vous pouvez y trouver des informations sur des vols, des lieux plus ou moins touristiques, des compagnies de visites guidées, des activités… Au final, cela ne m’a pas beaucoup aidé dans mon futur projet, car je n’avais pas assez de temps pour tout comparer, mais c’était très intéressant, et je suis repartie avec de nombreux prospectus.

Au fond de cette partie, après le jardin permettant aux visiteurs de fumer et aux cosplayeurs de poser, les stands Cosplay justement. Créateurs professionnels, amateurs, vente d’accessoires, organisation de concours… L’endroit rêvé pour faire de belles photos pour ceux qui apprécient le Cosplay, ou pour se montrer et discuter passion commune pour ceux qui le pratiquent. Malheureusement, même si j’aime beaucoup le Cosplay j’ai un peu fait l’impasse sur cette partie cette année, et je n’ai même pas fait honneur aux concours qui s’y déroulaient. Mais j’ai pu découvrir de superbes talents et même en voir à l’œuvre.

C’est par ici également qu’une grande surface était destinée à de multiples animations : Origami, Go, Shogi…

Et puis dans un autre hall que j’ai failli oublier, de superbes voitures japonaises avec une exposition de 7 modèles en plein centre. Grande fan des voitures sportives, surtout des japonaises, j’étais aux anges. Dommage qu’elles n’étaient qu’en exposition, fermées, avec l’impossibilité de monter dedans, en payant ou non, et encore moins de démonstration. Et tout autour, des arts martiaux, comme du kendo, de l’aikido ou du nihon budo.

Dans ce même petit hall mais moins axé « Japon », un côté hi-tech avec de l’impression 3D, une construction du château de Harry Potter en Lego, et quelques YouTubeurs.

 

Mon essentiel : les mangas et les jeux vidéo

Comme à mon habitude, je parcours surtout les allées d’une convention en quête des stands mangas et jeux vidéo. Et à Japan Expo, je suis servie. Seul endroit où je peux voir les stands officiels d’éditeurs de mangas, qui proposent un peu tous leurs titres et de nombreux goodies à qui achètera sur le stand. Ce que je trouve peu équitable envers ceux qui suivent consciencieusement les séries et sont donc à jour, en dehors des quelques sorties prévues pour l’événement. Ce fut d’ailleurs mon cas, je n’ai pensé arrêter mes achats que peu de temps avant ma venue, ce qui fait que mes paniers ne m’ont pas permis d’obtenir beaucoup de goodies, même si je ne viens pas forcément pour ça.

J’ai pu aller voir plusieurs d’entre eux, de Tonkam à Kana en passant par Glénat, Ki-oon, Akata ou Kurokawa et j’en passe. Cela m’a tout de même permis d’obtenir quelques contacts pour le blog et comprendre leur fonctionnement (je compte toujours développer la partie manga depuis la sortie de ma découverte du tome 1 de Yûna de la pension Yuragi). Mais même côté mangas, cela ne s’arrêtait pas à de simples étalages de piles de livres à acheter. Beaucoup de stands proposaient également des animations, notamment Kazé pour la sortie de “The Promised Neverland” avec des murs d’escalades ou des tests de Q.I., mais aussi des dédicaces avec plusieurs auteurs et illustrateurs, français ou étrangers. Je regrette de ne pas avoir essayé d’avoir une dédicace de Atsushi Ōkubo chez Kana, auteur de Soul Eater et Fire Force, mais je me suis laissée emporter par les événements et j’ai laissé passer l’occasion…

Après un bon tour de cette partie du hall, des discussions avec les stands et mes achats réalisés, peu de choses me retenaient malheureusement dans le secteur. C’est qu’il n’y a pas vraiment matière à tester quoique ce soit, en dehors des extraits des futurs titres à collecter pour se faire une idée par la suite. Petite anecdote d’ailleurs, la dernière fois que je suis venue à Japan Expo, c’était le début du manga Assassination Classroom, qui ne me tentait pas du tout. Mais j’avais pris l’extrait, je l’ai lu bien plus tard et très bien accroché, et donc j’ai continué la série. Cette année, j’ai acheté sur place le dernier tome, comme si une page se fermait…

Je me suis donc ensuite dirigée tout naturellement vers les jeux vidéo. Et si le sentiment de grandeur n’est pas aussi impressionnant qu’à la Gamescom, il est toutefois bien plus important que dans n’importe quelle autre convention. Ici aussi, ce sont les constructeurs ou éditeurs officiels qui sont présents, et ils font en sorte d’attirer leur public. Grands panneaux visibles de loin, bornes multiples, tournois, goodies… On est même parfois à la limite du racolage. Mais ici, on aime ça ! Avant même d’arriver sur le stand Nintendo où j’ai passé une grande partie de mon temps (que je vous détaille dans un article spécifique), c’est le stand de Square Enix que l’on remarque, avec sa KeyBlade géante pour l’arrivée de Kingdom Hearts III et son mur d’écrans pour Final Fantasy XIV Online.

 

Japan Expo 2018 - square enix

 

Je ne redétaillerai pas tout, mais le stand Nintendo était également remarquable. Très grand, coloré, avec de nombreux jeux à tester et une scène pour les animations. Je vous ai parlé de Koch Media et de ses nombreux jeux présents sur place ainsi que sa boutique de produits dérivés, du village des Indépendants où j’ai pu faire quelques découvertes bien sympathiques, mais ce n’était pas tout. On pouvait noter un coin pour les jeux musicaux, avec toute la place nécessaire pour s’y mettre à plusieurs, un grand stand de jeux rétro avec plusieurs consoles tant aimées, que ce soit sur petit écran cathodique ou projeté au mur, ou encore la présence de Marcus sur un stand aux couleurs de Fallout. Énormément de choses à voir et à faire, et je n’ai pas réussi à faire tout le tour…

 

Japan Expo 2018 - marcus

 

 

Un programme surchargé

En dehors de tous ces stands à arpenter, de ces jeux à jouer, de ces animations à découvrir, plusieurs scènes étaient éparpillées dans les différents halls, toutes avec leur propre programme. Autant dire qu’il était impossible de tout voir et tout faire !! Des séances de dédicaces au concert de Pikotaro en passant par les incontournables conférence de presse, démonstration diverses, showcase ou encore des battles de dessin et j’en passe.

J’aurais aimé faire plein de choses et au final je n’ai assisté à aucune programmation, je ne peux donc pas vous parler de l’organisation autour des scènes. Mais certaines étaient cloisonnées (avec des cloisons basses) et disposaient de nombreuses chaises, tandis que d’autres étaient plus sauvages et imposaient de rester debout en trouvant de la place. Sachant que dans tous les cas, il y avait de grands espaces autour, et il y avait peu de risques de se retrouver indésirable au milieu des stands, comme cela peut être le cas ailleurs. J’ai beaucoup aimé une petite scène, que je ne saurais pas situer, avec des présentations culinaires, et un miroir posé au-dessus du plan de travail, pour que tout le monde puisse voir par le haut ce qui était fait en direct.

Et même si l’une des grandes figures de cette édition, Buichi Terasawa, n’a pas pu venir pour des raisons de santé, le nombre d’invités prestigieux présents reste conséquent. Parmi toute la liste, on peut citer Toshihiro Kawamoto, le chara-designer de Cowboy Bebop qui est venu avec d’autres acteurs qui ont travaillé sur la série, dans le cadre de la mise en avant du Space Opéra à Japan Expo, plusieurs mangakas de tous horizons, de nombreux acteurs du jeu vidéo (Yakuza, Persona, Monster Hunter…), des cosplayeurs, Pikotaro, et de nombreuses autres personnalités du milieu de la culture japonaise. Une chose est sûre, c’est que le monde était présent sur place pour rendre hommage à l’événement, quelle que soit la raison pour laquelle les visiteurs viennent !

 

Même si je ne peux pas beaucoup comparer avec les éditions précédentes en dehors de celle fait il y a 5 ans sur une journée en tant que visiteur, Japan Expo reste une référence dans le domaine de l’événement culturel japonais, c’est indéniable. De grands espaces, de nombreux stands de toutes sortes, des éditeurs officiels, une programmation extrêmement riche et des tas d’invités, c’est un combo gagnant à coup sûr.

Ma courte venue m’a obligé à faire des concessions, et j’ai dû passer très vite sur certains points. Mais je suis ravie d’avoir pu échanger même rapidement avec les éditeurs de mangas dans l’optique de partenariats futurs, et d’avoir pu tester autant de jeux différents, même si j’aurais aimé faire encore mieux. En fait, pour quelqu’un comme moi qui aime un peu tous les aspects de cet événement, il faudrait rester du début à la fin, ou encore mieux prévoir une journée réservée aux professionnels pour mieux échanger avec les stands. Plus qu’à voir ce qui nous attend pour le 20ème impact, un anniversaire qui devrait être fêté comme il se doit.

 

Ce fut difficile de choisir les photos pour illustrer cet article, mais vous pouvez en trouvez beaucoup d’autres sur l’album de la page Facebook, que vous pouvez voir sans inscription particulière.

 

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