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[Test] Steamworld Dig 2, ça creuse ! (Switch)

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Après un premier opus découvert sur l’eShop de la 3DS, Steamworld Dig revient sur Nintendo Switch en avant-première (de quelques heures) avant les autres plateformes. C’est ainsi que j’ai repris la pelle pour creuser dans les profondeurs, cette fois en maniant Dorothy, un personnage aperçu dans le premier épisode.

 

A la recherche de Rusty

Dorothy est un steambot, un robot fonctionnant à la vapeur, comme les autres êtres vivant dans ce monde. Mais si elle était une marchande amie de Rusty, elle se mit à sa recherche après sa disparition, à la fin du premier opus. Si vous ne l’avez pas fait, ce n’est pas grave, ce n’est pas nécessaire. Cela permettra juste de savoir à l’avance le gameplay et d’être un peu plus familier avec le jeu.

 

 

Au début de son périple, Dorothy rencontre Fen en combattant son premier ennemi. Une sorte de flamme, esprit des Vectrons, entités que Rusty avait combattus avant de disparaître. Il va l’aider dans sa quête, malgré un fort esprit destructeur et l’envie constante de faire du mal. Fort heureusement, il n’en est pas capable, et Dorothy est assez forte pour ne pas succomber. Mais il y aura régulièrement des dialogues en ce sens entre les 2 nouveaux compagnons.

 

 

Mais Fen va se révéler un compagnon très fidèle et utile. Donnant tout de même de bons conseils, et guidant Dorothy pour rejoindre Rusty. Ensemble, ils se rendent à El Machino, une cité minière tenue par un maire qui aime un peu trop l’argent et ne se préoccupe pas suffisamment de ses employés. Tous sont préoccupés par de fréquentes secousses qui chamboulent leur quotidien, rendant leur métier dangereux. Refusant de travailler, la mine court à sa perte.

En attendant, ils se baladent dans la ville, et chacun dispose de son rôle. Vente des minerais trouvés dans la mine, améliorations, artfects, mais aussi du blabla. Comme la petite mamie qui aime bien donner quelques leçons tout à fait valables dans le monde actuel…

 

 

 

Toujours plus profond

Dans Steamworld Dig, on creuse. Toujours plus. En bas, sur les côtés, et un peu au-dessus de nous aussi. Pour se frayer un passage, accéder à une salle, ou pour récupérer des minerais et gemmes. Mais tout n’est pas si simple, et vous ne pourrez creuser où vous voudrez quand vous le voudrez. A la manière d’un metroidvania, il vous faudra acquérir certains pouvoir pour avancer. Un boost de vitesse, un marteau piqueur, un grappin… toutes sortes d’objets et capacités bien utiles dans votre quête.

Pour les récupérer, il suffit de suivre vos pas. En général, on tombe très facilement sur ces salles qui contiennent un mécanisme assez futuriste qui rend Dorothy plus puissante.

 

 

Si vous ne savez pas où vous rendre, il y a plusieurs aides dans le jeu, afin qu’il soit accessible à chacun. Pour ma part, j’ai refusé de voir les marques guidant le joueur, préférant explorer un peu ce monde souterrain.

En creusant, vous allez consommer de l’huile dans votre lampe, amasser un certain nombre de gemmes jusqu’à ce que votre sac soit plein, combattre des ennemis qui pourront pour infliger des dégâts… Pour remplir votre lampe, retrouver un peu de vie et vider votre sac, il vous suffira de retourner à la surface. Et pour cela, à vous de découvrir les tuyaux qui serviront de téléporteurs, éparpillés dans les différents niveaux.

Une fois de retour en ville, toutes les jauges se rempliront automatiquement, mais il faudra passer voir Jean Barnache pour lui vendre vos trouvailles, puis Tortue Baquet pour tout ce qui est amélioration de vos équipements et bidouillages, et enfin Davy Bitenborough pour les artefacts.

 

 

Si les améliorations sont simples à obtenir grâce à l’argent récolté, les bidouillages et artefacts le seront moins. Les premiers s’obtiennent en trouvant des méga-dopeurs, sous forme de rouages dans des boîtes dorées. Certains sont évidents, mais d’autres bien cachés. Les bidouillages sont très utiles, et il y en a de toutes sortes. C’est ça qui est bien, chaque joueur pourra faire son choix selon ses préférences. Attaque, défense, rapidité, ou encore de quoi trouver tous les petits trésors du jeu.

Les artefacts, de leur côté, ne sont que des objets à collectionner, qui n’apportent rien de spécial hormis quelques plans de bidouillages supplémentaires. Davy Bitenborough vous en donnera si vous lui en rapportez un certain nombre. Eux sont beaucoup plus cachés, et pour tous les découvrir, il faudra faire preuve de patience et persévérance. Et surement de quelques bons bidouillages.

 

 

Pour venir à bout de sa quête dans la recherche de son ami, Dorothy va découvrir de nombreux lieux, tous aussi beaux les uns que les autres, dans lesquels il faudra toujours creuser. Le premier endroit est celui de la mine, toute simple et pleine de terre. Divers insectes s’y trouvent, rendant la tâche un peu plus compliquée, mais la pioche suffira à les combattre.

Puis ce sera un monde beaucoup plus bleu, très étonnant, qui sera découvert. Entre algues et gouttes d’acides, celui-ci se révèle plus compliqué, avec des blocs qui se reforment. Le suivant est un monde de lave, avec d’autres mécanismes plus complexes et très ingénieux. Entre ceux-là, Dorothy explore évidemment le monde de Vectron. Un passage très étrange, oppressant, et terriblement bien pensé !

 

 

 

Une suite immanquable

Dorothy va-t-elle retrouver Rusty, et si oui comment et dans quel état ? Ce deuxième épisode dispose d’un scénario solide, bien construit, et nous amène à son dénouement presque trop tôt. J’ai terminé le jeu en un peu plus de 8h, avec à peine 57% des secrets découverts. Il a donc fallu y retourner pour la suite, pour mon plus grand plaisir.

Les graphismes du jeu sont magnifiques, que ce soit à l’arrière-plan ou au premier plan, et chaque élément a été détaillé au maximum. Certains plans sont de véritables œuvres d’art. J’ai adoré les décors aztèques, comme une visite de ruines archéologiques. Ou encore le fond de la mine avec ses rivières de lave bouillonnantes… Certaines salles ont en prime une disposition particulière, montrant que rien n’est laissé au hasard. Regardez cette pièce remplie de cactus, dans laquelle on a pas forcément envie d’entrer !

 

 

Le gameplay est également un très bon point du jeu. Creuser est facile en soi, mais peut paraître rébarbatif. Les développeurs ont réussi à rendre cette tâche plaisante ! Chaque morceau de terre à creuser est plus ou moins dur, et c’est grâce aux diverses améliorations qu’il sera toujours plus rapide d’avancer. D’autant plus que les différents pouvoirs facilitent grandement la vie du joueur, surtout quand on veut revenir dans les premiers niveaux qui sont devenus un peu ennuyeux.

Que dire de plus ? Le jeu est très fluide, il est beau, les musiques sont très bien choisies… J’ai eu beau chercher, je n’ai toujours pas réussi à trouver un défaut au jeu. Même pas celui d’être une suite réservée aux joueurs du premier. La traduction a elle aussi été particulièrement soignée, et on peut noter à plusieurs endroits de gros clins d’œil à diverses œuvres.

 

 

 

Mon avis : Excellent et magnifique

Si le premier était très bon, celui-ci est largement mieux, et je ne peux que le conseiller ! Une version Switch magnifique, que ce soit au niveaux des décors sublimes, des musiques ou du gameplay, à la fois simple, bien pensé, et disposant d’une bonne prise en main.

Chose assez rare, une fois le jeu terminé, je n’ai pas eu envie de passer à autre chose et j’ai voulu le continuer pour aller jusqu’aux 100% en collectant tous les objets. Après une huitaine d’heures en ligne droite, ce sont donc presque le double qui furent nécessaires pour compléter le jeu. Difficile de s’en lasser ! Et si besoin, le prochain défi serait de le refaire encore plus vite.

 

Editeur : Image & Form Games
Supports : Switch (PS4, PSVita, Steam)
Tarif Switch : 19,99 €
Jeu testé fourni par Image & Form Games.

 

 

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