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[Test] Toujours plus vite avec Fast RMX (Switch)

Fast RMX - Ecran titre

 

Fast RMX est un titre exclusif à la Nintendo Switch, sorti dès le lancement de la console et développé par Shin’en Multimédia. Il s’agit d’une version améliorée de Fast Racing Neo Wii U, avec quelques courses en plus, mais n’ayant jamais fait le précédent opus, j’ai découvert la licence avec celui-ci. Testé à Paris, il m’avait bien plu et avait attiré ma curiosité pour une néophyte du titre comme moi. Mais qu’en est-il réellement ?

 

 

Vers l’infini et au-delà !

Côté vitesse, Fast RMX sait y faire. Je joue assez peu aux jeux de courses de voiture, en dehors de Mario Kart, et c’est cette vitesse qui m’a marquée en premier lieu (et les murs que je me suis pris dès la manette en main). Les véhicules futuristes qui avancent au-dessus du sol sont la marque de fabrique de ce jeu, fils spirituel de Wipeout et F-Zero. Leur design est plutôt réussi, et chaque modèle est différent, avec des caractéristiques techniques propres et un look spécifique. Mais la plus grande particularité du jeu, c’est la présence de « phases » avec lesquelles il faut jongler pendant la course.

 

 

Les phases sont de deux couleurs différentes, bleues ou oranges. Par une simple pression sur le bouton X (en jouant avec les 2 Joy-Cons), le véhicule passe d’une couleur à l’autre et peut ainsi bénéficier d’un boost si la couleur est la même que celle au sol, ou au contraire être considérablement ralenti. Le résultat final de la course s’en trouvera chamboulé, car connaître les bonnes trajectoires ou les raccourcis ne suffira pas si la vitesse ne suit pas.

Tout au long de la course, des petites sphères de couleur (bleu et orange aussi) sont également présentes pour augmenter la barre de turbo. Dans ce cas, la couleur importe peu, il faut surtout en cumuler un maximum et utiliser le turbo au bon moment pour gagner quelques précieuses secondes. Et autant dire que dans certaines courses, c’est plus que nécessaire mais pas toujours facile. C’est que ces sphères ne sont pas toujours dans la trajectoire idéale, et il faudra prévoir de raser un peu les murs par moment.

 

Les courses restent elles aussi dans le thème futuriste, avec des décors accidentés, technologiques ou spatiaux. Il y en a 30 au total, dont 6 inédites par rapport à la version Wii U. Comme je n’ai pas fait la version précédente, je ne peux pas comparer les graphismes, mais ici, je les trouve très beaux, même si légèrement aliasés. Les décors sont très soignés, que ce soit sur la piste ou autour, jusqu’à l’arrière plan. Le tout peut parfois rendre trop chargé, mais cela ajoute une touche d’immersion supplémentaire. Il faut bien se concentrer sur la course pour arriver premier !

 

 

Trois critères sont à prendre en compte pour le choix des véhicules : la vitesse, l’accélération et le turbo. Selon les courses, il faudra privilégier un modèle plutôt qu’un autre, et ne pas toujours rester sur notre favori. Ainsi, il vaudra mieux choisir un véhicule avec une grande vitesse si le circuit est surtout composé de lignes droites, ou un avec une bonne accélération s’il y a surtout des virages. Bien évidemment, il n’est pas possible (ou exceptionnel) de faire le meilleur choix du premier coup, d’autant plus que tous les véhicules ne sont pas disponibles dès le début. Seuls 4 sur les 15 totaux sont sélectionnables lors de la première course, puis les autres se débloquent à chaque arrivée sur le podium, de même pour les nouvelles coupes.

 

 

 

De la simplicité avant tout

Ici, pas de chichis, on joue pour faire des courses, et c’est tout. Plusieurs modes de jeu sont disponibles, avec le championnat en solo, le multijoueur, et le mode héros, mais chacun propose un contenu très simple (peut-être même trop).

Le championnat propose 10 coupes de 3 courses chacune, le tout en 3 difficultés différentes (subsonic, supersonic, hypersonic). Une fois la coupe et le véhicule choisis, la première course commence et c’est parti pour enchaîner les trois. La position d’arrivée de chaque course octroie au joueur un certain nombre de points, et c’est le score final qui compte pour le podium. Lors du choix de la coupe, les 3 courses qui la composent s’affichent, donc si on connait un peu les circuits, il est facile de savoir quel véhicule il faudra choisir. Pour ce dernier, seules les caractéristiques mentionnées sont importantes, et il n’est absolument pas possible de personnaliser leur design, ce que j’ai trouvé un peu dommage. Mais ils disposent tous d’un nom de marque et de modèle, comme une voiture « réelle », donc cette absence se justifie par égard pour les créateurs.

 

 

Pour jouer en multijoueur avec une seule console, l’écran se divise en autant de joueurs, jusqu’à 4. J’ai testé à deux, et j’ai trouvé ça moins pratique, la vitesse étant importante, la fenêtre réduite est assez handicapante. Et le gros problème dans ce cas, c’est la disparition du tracé du circuit, qui rend les choses bien plus compliqué, surtout pour le joueur 2 s’il n’avait encore jamais joué ! Et je parle ici d’une partie sur la télévision, pas sur la tablette (jouer à 2 ou à 4 sur la tablette me semble du coup une mauvaise idée, et je n’ai pas testé). De plus, la configuration de jeu avec un seul Joy-Con fut beaucoup moins intuitive pour moi, et certaines actions étaient un peu plus compliquées…

 

 

Pour ce qui est du jeu en ligne, c’est encore plus simple qu’en solo. Le joueur doit choisir une course parmi les 6 proposées, et jusqu’à 8 joueurs peuvent s’affronter sur la course qui aura été sélectionnée au hasard parmi toutes les propositions. Ici, il n’y a pas de coupe, les courses s’enchaînent les unes à la suite des autres, et le joueur peut quitter quand il en a envie. A la fin de la course, chaque joueur reçoit un certain nombre de points en fonction de sa position d’arrivée, et le cumul est visible sur sa fiche quand il intègre une partie en ligne. Je n’ai pas non plus pu choisir la difficulté de la course, les autres sont peut-être débloquées par la suite, en fonction de notre avancée dans le mode championnat.

Ce mode reste donc plutôt anecodtique, ce qui est dommage. Il permet néanmoins de se confronter à de vrais joueurs et non pas à une IA, cassant un peu la routine des coupes classiques.

 

 

Enfin, le mode héros reprend toujours les mêmes courses, mais avec un objectif en plus. Les courses sont à faire seule, il n’y a pas de coupes. Mais la victoire n’est acquise qu’à la condition de finir premier. Cela peut sembler facile, surtout si vous avez réussi à faire ces mêmes courses en championnat.

Mais à la différence avec les autres modes, la barre de turbo a une autre utilité : celle de bouclier. Car chaque choc contre une barrière, ou causé par un autre véhicule va diminuer l’énergie présente dans la barre. Ainsi les turbos doivent être utilisés avec parcimonie, et les boules d’énergie sont à récupérer au maximum. Dans ces conditions, je peux vous dire qu’il est bien plus difficile de terminer la course, et encore moins premier ! Voilà qui apporte un peu plus de challenge au titre et réveillera votre âme de compétiteur !

 

 

 

Un jeu de course très prenant

Malgré la simplicité du titre au vu du choix des courses et des véhicules, et l’absence de personnalisation, j’ai beaucoup aimé avancer dans les coupes et essayer d’arriver première ! Pour le prix, il vaut le coup si on aime les jeux de courses et si on a pas fait la version Wii U. Le jeu est très bien réalisé, le principe des phases alternées apporte une petite complexité en plus qui s’ajoute à la grande vitesse. Des sorties de route, vous allez en connaître, mais c’est pas plus mal car les cinématiques sont vraiment très belles et impressionnantes. Et même si les courses sont les mêmes quel que soit le mode, la durée de vie est plus que correcte, surtout si on veut se faire des parties en ligne ou entre amis, et qu’on veut arriver au bout du mode héros sur toutes les courses.

Et puis cette voix qui annonce la course et le véhicule choisis… On se croirait dans une fête foraine, mais qu’est-ce que j’aime l’entendre ! Je n’ai pas beaucoup parlé de la musique, mais elle est également très bien choisie et va parfaitement avec les courses correspondantes. Elle est peut-être un peu trop forte mais il est possible de la régler. Pour moi, Fast RMX est un autre très bon jeu sur la Nintendo Switch !

 

 

Mon avis : 8/10

Gameplay :
Scénario:
Bande sonore / graphismes :
Durée de vie :
Coup de coeur :
   
   
   
   
    

 

Points positifs
– Les phases de couleur à gérer
– Les décors des courses
– Les effets de vitesse
Points négatifs
– Mode online anecodtique
– Le peu de nouveautés pour les possesseurs de Fast Racing Neo
– L’absence de personnalisation des véhicules

 

Editeur : Shin’en Multimedia
Supports : Switch
Tarif Switch : 19,99 €
Jeu testé fourni par Shin’en Multimedia.

 

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