Vous êtes du genre à vous lever toujours en retard, et une fois arrivé au bureau, à faire comme si de rien n’était, des dossiers quelconques sous le bras et le café à la main ? Alors Level 22, Gary’s Misadventures va très certainement vous parler, et vous pourrez y apprendre à développer vos compétences en matière d’infiltration, afin que votre patron ne remarque pas votre retard.

 

Pauvre Gary

Pour Gary, arriver en retard au travail est très récurrent. Trop peut-être, car son patron ne supporte plus ces retards, et Gary risque la porte s’il recommence encore une seule fois. Malheureusement, c’était son son anniversaire hier soir, et après une soirée visiblement bien arrosée, il a eu un peu de mal à se lever ce matin ! Il a beau se dépêcher pour se préparer, il n’arrive tout de même pas à l’heure…

 

 

Sur les bons conseils de son ami Marty, qui s’est déjà fait licencier il y a peu de son côté, il va tenter d’arriver à son bureau sans se faire remarquer. Mais il ne doit pas seulement passer inaperçu auprès de son patron, ce serait trop facile, il doit aussi l’être auprès de tous ses potentiels collègues, ainsi que des agents de sécurité et des agents d’entretien qui iront vendre la mèche s’ils le reconnaissent !

Il faudra donc passer les étages un par un, depuis le parking en sous-sol jusqu’à l’étage 22 où se trouve le bureau de Gary, en passant par les laboratoires de recherche. Le jeu est divisé en « mondes » (correspondant à des départements de la société), avec un boss de fin à chaque fois, où le but ne sera pas d’atteindre la sortie, mais de combattre le personnage, toujours sans se faire prendre.

 

 

Un ami qui vous veut du bien

Marty, c’est le bon copain, toujours prêt à aider, un peu relou, mais qui connait très bien la boîte, et surtout les combines pour y passer inaperçu. Pour preuve, il y a travaillé pendant des années avant de se faire virer ! Dès qu’il peut, il aidera donc Gary dans sa quête du dernier étage, en lui prodiguant quelques conseils pour passer les points sensibles, parfois même un peu douteux. Un nouvel objet est utilisable ? Marty saura comment en faire « bon » usage, et vous conseillera plutôt d’utiliser un gros livre pour assommer vos collègues plutôt que de l’ouvrir pour vérifier ce qu’il contient. De son côté, Gary réclamera son aide aussi souvent que possible, car il ne semble pas très bien connaître les recoins de son propre lieu de travail, ni même les personnes qui travaillent dans les différents étages.

 

 

Par ailleurs, alors que Gary tombe sur une figurine dans le parking, ce cher Marty nous apprend qu’il était parti si précipitamment qu’il avait laissé toutes ses affaires personnelles à son bureau, notamment ses figurines de collection, et elles ont été disséminées un peu partout dans les étages. C’est donc à Gary de les retrouver lors de son parcours, afin de les lui ramener, en prenant un peu plus le risque de se faire prendre, car il devra faire quelques détours supplémentaires pour cela!

De manière générale, les appels entre Marty et Gary donnent lieu à des dialogues assez loufoques et plein d’humour, avec quelques touches d’informations utiles tout de même!

 

 

 

De l’infiltration

Tous les moyens sont bons pour ne pas se faire remarquer.

Même si les graphismes sont colorés et la musique plutôt entraînante (quoique un peu répétitive car elle ne change pas souvent), Level 22 reste un jeu d’infiltration, avec ses codes spécifiques. Dès que Gary s’approche un peu trop d’un employé, celui-ci se fige, et un champ de vision en rouge s’affiche, avec un point d’interrogation au dessus de la tête. Le reste du temps, il vaque à ses occupations, allant du bureau à la photocopieuse ou aux toilettes, dormant (avec une petite bulle signifiant qu’il est endormi), buvant son café ou même travaillant (si, si, il y en a!). Et selon le type d’employé (simple, sécurité, entretien, robot…), il sera plus ou moins facile et rapide de leur échapper. Si jamais Gary se fait prendre, c’est le Game Over immédiat, le patron étant au courant de suite, et il faut recommencer… depuis le début de l’énigme ou de l’étage en fonction des niveaux. Donc pas besoin de tout recommencer à chaque fois pour avancer dans le jeu, cela permet parfois de tester certaines idées foireuses sans trop perdre de temps!

 

 

Le joueur devra mettre en oeuvre ses meilleurs stratagèmes pour traverser les couloirs et les différentes salles sans se faire repérer. Et pour cela, il pourra s’aider des objets qu’il pourra trouver autour de lui. Un simple journal lui permettra par exemple de passer inaperçu auprès de simples employés qui ne se posent pas trop questions, mais pas auprès des agents de sécurité, plus entraînés. Eux seront plus sensibles à la nourriture, et la présence d’un donut dans leur champ de vision les fera un peu bouger.

Si jamais vous êtes vraiment bloqué, sans savoir où aller, ne pas hésiter à passer par les conduits d’aération, qui vous permettront d’accéder à d’autres endroits de l’étage sans se faire prendre, le bruit n’entrant pas en jeu ici.

 

 

A la fois pratique et un peu trop facile, les objets utilisables sont souvent en surbrillance, et le bouton d’action (A) s’affiche en passant à côté. Mais ensuite, c’est au joueur de savoir les utiliser à bon escient. Chaque côté de la croix directionnelle se voit attribuer un objet qui vient d’être ramassé (l’objet et le bouton associé sont notés en haut à droite de l’écran). Et même si Marty nous explique comment l’objet fonctionne et sur qui, ça reste au joueur de trouver où et quand les utiliser. Autant certains étages sont très faciles, surtout les premiers, autant certains m’ont donné du fil à retordre! Mais une fois la solution trouvée, c’est tellement évident qu’il n’y a plus de problèmes à refaire le niveau une fois de plus pour trouver tous les secrets.

 

 

Le clou du département, c’est le boss de fin. Contrairement aux autres étages, il ne faut pas se faufiler au milieu des bureaux et des employés jusqu’à la porte de sortie, mais affronter un personnage un peu plus vigilant et réactif, à l’aide de nouveaux objets le plus souvent.

Marty est bien sûr présent pour prodiguer les quelques conseils nécessaires, et le reste du travail incombe au joueur. Une fois le principe de base assimilé, finir le niveau est assez facile. Trop peut-être d’ailleurs, c’est un peu ce que je regrette. Chaque boss est différent, et les personnages à combattre ont une certaine personnalité, bien plus marquée que les employés ou les agents de sécurité, mais on a beau monter dans les étages, je n’ai pas trouvé qu’ils devenaient plus compliqués.

 

 

 

Des petits à côté non négligeables

Les développeurs ont voulu un peu corser la partie, parce qu’il ne suffit pas d’arriver jusqu’à la porte de sortie de l’étage pour vraiment finir le jeu à 100%. A chaque étage (hors boss), il y a une des figurines de Marty, plus ou moins bien cachée, mais aussi un coffre-fort, à trouver et à ouvrir. C’est la partie qui m’a demandé le plus de réflexion, même si ce n’est pas indispensable pour arriver à la fin.

Les figurines, semblables à des figurines Pop de par leur tête carrée (comme tous les personnages du jeu d’ailleurs), et leur ressemblance avec des personnages de fiction et des célébrités (dont l’équipe de Moving Player!) pourront parfois nous donner du fil à retordre. Certaines seront très évidentes, mais d’autres seront à peine visibles, alors que les dernières se verront de loin, mais le chemin pour y arriver ne sera pas facile!

 

 

Les coffres-forts sont encore plus vicieux. Il faut non seulement les trouver, mais aussi réussir à les ouvrir! D’après Marty, quand on créé le code d’un coffre pour la première fois, on s’aide de notre environnement. Il suffit donc de regarder un peu autour de nous dans l’étage pour trouver les 6 chiffres du code. Dit comme ça, on croirait un jeu d’enfant, mais je vous souhaite bien du courage pour tous les faire! Faisable bien sur, mais pas si facile…

 

 

Et le dernier petit bonus, même si je n’ai pas encore vraiment trouvé l’intérêt, ce sont les salles secrètes. Leur accès se fait souvent par erreur, on pourrait même penser à un bug du jeu sur le moment. Mais même si j’ai vu quelques glitch, le plus souvent les creux dans les murs sont utilisés pour un de ces bonus, surtout les salles secrètes. Généralement, elles permettent juste d’en savoir un peu plus sur l’entreprise ou sur le patron.

 

 

 

Un très bon moment

Moi qui ne suis pas une habituée des jeux d’infiltration, j’ai beaucoup aimé parcourir les étages de la société, afin d’atteindre l’étage n°22, qui arrive finalement un peu trop vite! Plus que l’infiltration en elle-même, j’y ai surtout vu un jeu de stratégie où il faut utiliser les objets disponibles pour parvenir au bout du niveau, tout en récupérant les figurines et en ouvrant les coffres.

Les graphismes à la fois pixelisés et soignés correspondent très bien au jeu, et l’humour est omniprésent. Tout est bon pour être tourné en dérision, que ce soit les simples dialogues entre Marty et Gary, ou les références à des scènes de la vie courante, des personnages, des séries ou encore même des jeux vidéo!

 

 

Je regrette toutefois qu’il n’existe pas de version sur 3DS, je pense que le jeu pourrait rendre suffisamment bien sur cette console. J’ai d’ailleurs plus souvent utilisé le gamepad que l’écran de la télévision pour ce jeu. Et je note une petite déception sur la fin, que j’ai trouvée un peu trop facile à mon goût… malgré une cinématique plutôt sympathique.

Maintenant, Gary va-t-il devoir recommencer cette mission dans une entreprise encore plus grande pour un Level 48 (ou tout autre nombre d’étages) ??

 

Mon avis : 9/10

Gameplay :
    
Des déplacements et des interactions simples, avec une bonne dose d’humour, sans oublier de la réflexion, malgré quelques petits soucis d’angles morts.
Scénario :
    
Simple mais efficace, on a envie d’arriver dans son bureau pour connaitre le dénouement de l’histoire.
Bande sonore / graphismes :     
Des graphismes rétro très réussis, avec des personnages à la tête carré, et une musique entraînante, mais qui devient un peu répétitive, surtout sur les niveaux qu’on refait plusieurs fois.
Durée de vie :     
Atteindre les 100% en ayant trouvé tous les jouets et les secrets n’est pas chose aisée, et rallonge pas mal la durée de vie du jeu, qui est très raisonnable pour le tarif.

 

Editeur : Moving Player
Supports : Wii U (PS3, PS4, PSVita, XBox One, Steam)
Tarif Wii U : 6,99 €
Jeu testé fourni par Moving Player.

 

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